Affichage des articles dont le libellé est manger à Avignon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est manger à Avignon. Afficher tous les articles

mardi 3 novembre 2015

Chez Cécile, la liberté a bon goût !

Absence de quelques mois dans le cyber-paysage pour cette Tambouille pleine de désinvolture, qui prend son temps pour dévoiler ce qu'elle veut, quand elle veut... !

Cécile Forissier (image tirée de la Provence.com)
Alors, pour revenir avec joie et le poing levé pour clamer haut et fort cette fameuse notion qu'est liberté -qui ne colle que trop peu aux basques de la restauration-, petite présentation d'une cheffe qui en use avec intelligence dans son établissement des Angles. Cécile Forissier est une cheffe atypique : ex-journaliste, cette passionnée de gastronomie gagnante d'un concours national de cuisine en amateur, a lâché stylos et ordinateur pour casseroles et poêles à frire. On a ainsi pu goûter ses réalisations dans le cadre des ateliers Papilles en cuisine dont elle était gérante, puis au restaurant d'insertion avignonnais Equilibre, mais aussi dans le restaurant saisonnier de la Chartreuse, pour un temps. En d'autres termes, une vraie trublionne qui n'en fait qu'à sa tête pour errer sur les chemins des plaisirs qui lui conviennent !



La petite présentation faite, entrons maintenant dans le vif du sujet : Chez Cécile, établissement situé aux alentours du grand rond-point de Bellevue, aux Angles, est le dernier sentier qu'elle a choisi d'emprunter depuis un an et demi. Ici, elle officie dans son petit restaurant à la vingtaine de couverts, cadre agréable et intimiste, terrasse réduite aux belles roses en bordure. Cécile Forissier offre là de se sentir à l'aise, comme chez soi, ou plutôt comme chez elle. Et on s'y sent en effet à l'aise, puisqu'on traîîîîîîne. Seule sur tous les fronts, au four et à la table pour servir ses clients et enfin voir les visages ravis par sa bonne ripaille, elle a cette fois-ci choisi l'option solitaire. Solitaire et libre, parce que la cheffe n'ouvre sa petite entreprise que les midis en semaine et ferme les soirs et week-ends pour vivre normalement sa vie de famille, option peu courante en restauration traditionnelle...

 
Et sa liberté ne s'arrête pas là : ici, pas de carte -mis à part celle des vins- ni d'ardoise, mais seulement une annonce de sa part pour prévenir de l'unique plat du jour à 14 euros préparé au gré de ses envies et du marché. Par exemple ? Une belle entrecôte du lundi servie avec salade de chou rouge, pommes de terre rissolées, douce et onctueuse purée de chou-fleur et brocoli, et petite tartelette aux poireaux. Un régal aux cuissons de viande respectées et aux accompagnements faits de beaux produits bien travaillés. Bon, elle l'avoue, elle préfère travailler le poisson, et la viande est souvent le lundi, jour de reprise fastidieuse... 



Pour suivre, quelques desserts à 5 euros, là encore au gré de ses envies. Ce jour là, la cheffe proposait les deux incontournables moelleux et  panna cotta, une salade de fruits frais à l'ananas et aux fruits de la passion, une mousse aux deux chocolats, et un café/thé gourmand à 7 euros rassemblant chacun des sus-cités version miniatures, tous bons. On n'oubliera pas de noter la belle proposition de thés, puisqu'il s'agit d'une sélection de la très chic maison de thés Mariages Frères. Une addition à 21euros pour un excellent repas, servi avec le beau sourire et la bonne humeur de la patronne. Bref, une table à découvrir d'urgence !

Chez Cécile, 6, avenue de Verdun, 30133 LES ANGLES
Tél. : 06 13 28 36 32
Ouvert tous les midis en semaine, fermé soirs et week-ends

mercredi 1 juillet 2015

Gourmands d'Avignon : TOUS CHEZ GASCO !!!

Oyez oyez braves gens : Avignon compte désormais une nouvelle pâtisserie, et ça va se savoir !


Discrètement installée rue Henri Fabre, dans la prolongation de la rue des Lices côté République, la petite boutique maculée de blanc de Jonathan Gasco a ouvert ses portes il y a quelques dix jours. Anciennement installé à Morières-lès-Avignon et n’œuvrant alors que sur commande, ce jeune pâtissier s'est entouré de toute sa petite famille pour prendre ses quartiers dans la capitale du Vaucluse. Papa et soeurette à la vente, maman à la confection des glaces artisanales, et monsieur dans son labo toute la nuit pour achalander la vitrine en petits et gros gâteaux.


Ce qu'on trouve là : tartes passion-fraise d'une finesse à y retourner au plus vite, mille-feuilles entièrement maison à la pâte feuilletée au bon goût de beurre frais, tartes profiteroles hors du commun, saint-honorés, tartes au citron... Un choix qui ne fera pas tourner la tête, peu abondant avec en moyenne sept variétés, mais amplement suffisant au vu de la qualité proposée. Côté tarifs, on paye là le prix correct, ni trop, ni trop peu : comptez 3,80euros par gâteau individuel, environ 15euros pour un gâteau de 4 personnes.


Bien que la boutique se trouve non loin de la Princière tenue par Myriam Farès, 4ème meilleur glacier de France, les glaces de chez Gasco valent elles aussi le détour, toutes faites maison et au choix très diversifié. On ne manquera pas de vous les faire goûter pour rendre compte des vrais parfums originaux qu'elles renferment, sans colorant ni faux arôme, toutes faites avec des produits frais. La glace poire au vin étonnera le palais, tandis que celle au miel apportera une vraie douceur... Dont il serait dommage de se priver en ces temps caniculaires ! Pour couronner le tout, ces belles et excellentes réalisations sont servies avec le sourire, et une certaine fierté familiale teintée de belle modestie. Une aubaine pour Avignon, courrez-y !



Pâtisserie Gasco Martinez : rue Henri Fabre, 84000 AVIGNON
Tel. : 06 21 89 45 07
Site internet : http://gm-glacesetpatisseries.fr/

mercredi 11 mars 2015

Ambiance et bonne bouffe à la Maison de Fogasses, à Avignon !



Après de longs mois d'absence, il revient enfin, et en grande forme ! Qui ça ? Celui qui "cuisine avec son cœur et dont les fourneaux brûlent comme ses baisers", comme il aime à le déclamer, l'ambianceur de première, LE chef que le monde entier (non, non, on extrapole pas du tout...) nous envie : Jean-Claude Altmayer. Après quelques quarante ans passés devant les clients de restaurants hautement gastronomiques en tant que chef de salle et sommelier, ce trublion a finalement décidé, il y a une dizaine d'années, de troquer liteaux et limonadier contre torchons et tablier. Et n'allez pas penser qu'il ne pouvait plus voir ses clients en peinture, loin de là ! , puisque c'est dans la vieille cuisine de la majestueuse Mirande d'Avignon qu'il avait alors choisit d'officier. Son rôle ? Animer, véritablement, la table d'hôte et les cours de cuisine de cet hôtel de luxe, qui ont fait sa réputation de fou génial du vieux fourneau à bois, durant une dizaine d'années. Et puis... Fin de chapitre. Ce showman de première, illustre personnage de la scène gastronomique avignonnaise change de maison, mais pas de cap : une page se tourne, une autre s'écrit, mais l'histoire reste la même.




La Maison de Fogasses, exceptionnel hôtel particulier mêlé de fondations du moyen-âge et du XVIème siècle, repris par Corinne Guyon, maîtresse de maison aussi déjantée que le chef, est désormais l'antre de toutes les folies de notre homme. Il en sera dès à présent le chef référent, celui qui chapeautera l'univers gastronomique de ce lieu hors du temps, bijou au beau jardin -bientôt potager- caché derrière une lourde porte en bois massif de la rue piétonne des Fourbisseurs. La Maison de Fogasses, un restaurant ? Bien plus que ça : une chambre d'hôtes, une boutique d'étonnants objets un brin farfelus, une galerie d'art, un lieu de tournage... Bref, un fourre-tout, un bazar chic à la sauce épicurienne comme le voulait sa patronne ultra-créative et envieuse de voir rassembler toutes ses passions dans la maison qu'elle habite également. Et c'est donc là, comme une évidence, que se dérouleront à l'année -hors festival d'Avignon- les fameux cours de cuisine et ripailles des tables d'hôtes de Jean-Claude Altmayer. 



Les tarifs ? Comptez 135 euros pour apprendre les secrets de ses recettes à ses côtés et goûter ensuite vos préparations, ou 80 euros pour l'unique repas entrée/poisson/viande/dessert (boissons comprises) autour de la belle table d'hôtes, les jeudi, vendredi et samedi midi et soir, et le dimanche midi, le tout uniquement sur réservation. Cher pensez-vous ? Non, car vous verrez là un spectacle dont il est conteur et héro, bien loin de la froide, aseptisée, et bien trop sérieuse réalité  de la cuisine : le chef saura vous faire vaciller dans les méandres de la bonne chair avec humour, joie et une passion certaine pour la vie et les bons produits locaux qu'il choisit aux halles ou à la ferme de la Reboule, au gré des saisons et de ses envies, sans tricher, jamais. Cependant, pour qui n'aurait pas les finances nécessaires pour pénétrer dans ces lieux extraordinaires, les lundis de Fogasses proposent un menu du midi à 17,50 euros tout compris, concocté par de charmantes "fées mères", cependant jamais testé : à vous de vous faire un avis !



La Maison de Fogasses, 37 rue des Fourbisseurs, 84000 AVIGNON
Tel. :  04 90 87 25 02
Site internet :  http://www.maison-de-fogasses.com

vendredi 20 février 2015

Avignon, ville des thés




Aussi au sud soit la situation géographique d'Avignon, l'hiver y tient quand même froid au corps : Mistral qui mitraille ses bourrasques à son bon gré, ciel d'un gris monotone à "déravir" le ravi, fraîcheur qui fait peser les couches superposées sur nos épaules et dos... L'idée du thé, chaud, sain et plutôt peu coûteux, émerge alors. Et, chance ! la ville regorge de quelques fins connaisseurs en la matière ! De quoi boire de vrais bons thés (vade retro Elephant /Lipton/Twinings et autres mauvais sachets de grande surface) en ville, ou chez soi. Allez hop, présentation !



Quelques précisions

Boisson la plus bue au monde, sûrement parce qu'excellente pour la santé, entre ses vertus antioxydantes, sa capacité d'amélioration de la digestion et d'élimination rénale, jusqu'à sa capacité à préserver des maladies cardio-vasculaires et du cancer (plus d'infos ICI), le thé a commencé à se façonner une réputation forte en Asie, où il pousse. C'est dès le IVème siècle qu'il est bu couramment en Chine, pour ensuite être rapporté en Europe vers 1660 par des importateurs hollandais, et se retrouver finalement sanctifié par le fameux "tea time" d'outre-manche. Côté familles il en existe, en gros, quatre : le thé vert, séché de diverses façons, le thé fermenté, alias wulong, le thé blanc qui correspond aux bourgeons de la plante, et le thé noir, spécificité exclusivement produite pour l'Europe.

photo issue du site blogdungourmand.wordpress.com

La pureté des origines : Cha Yuan

Pour revenir aux fondamentaux de l'ancestrale boisson, c'est à Cha Yuan qu'il faudra se rendre. Véritable maison de thé, la boutique installée depuis trois ans rue Viala, fait dans la pure tradition chinoise : accessoires nécessaires à la cérémonie du thé, théières de première qualité, gourmandises typiques, et grands crus de thés dénichés dans les régions les plus reculées de  l'empire du milieu par la créatrice passionnée de l'enseigne. Dont un Toît du monde au parfum subtil et sublime. Côté tarifs, ils sont aussi élevés que la qualité des produits, et on le sait, la qualité se paye cher... Et c'est bien légitime ! D'autant plus que "Le thé à l'origine" de Cha Yuan est expliqué avec un savoir débordant, dont le site internet peut témoigner (cliquer ICI). Par contre, n'allez pas chercher de thé noir ou autres "fantaisies occidentales" ici, vous n'en trouverez pas.

Dominique Castagna, Autour d'un thé, un voyage

Autour d'un thé, un voyage

Pour s'intéresser à ces derniers, mais aussi découvrir de somptueux mélanges aromatisés de mille fleurs, écorces ou plantes aux parfums enivrants, la maître de conférence Dominique Castagna, gérante d'Autour d'un Thé, un Voyage, dont la Tambouille a déjà parlé (cliquez ici), sera l'interlocutrice idéale. Dans ce salon de thé/restaurant du Petit Palais, caché des regards indiscrets, on pourra se délecter sur place des créations de madame, dont le palais raffiné fait des merveilles de mélanges, ou encore acheter quelques unes de ses belles trouvailles. Petite recommandation pour le thé violettes/roses au goût très équilibré, petite merveille parmi tant d'autres...

Cafés au Brésil

Les thés de Cafés au Brésil

Autre lieu, autre ambiance ! Cafés au Brésil est un incontournable avignonnais : la boutique vieille de bientôt 40ans, en 2016, est située rue des Fourbisseurs et procure de biens agréables odeurs de café aux commerces alentours et chalands qui passent à proximité. Remplie de milles objets -désormais- rangés, de la tasse à café à la petite cuillère, en passant par les différents sucres, mignonnettes de chocolats, shortbreads, filtres ou boules à thé, et que sais-je, elle est un peu la caverne du chapelier toqué. Ici, des références en la matière par cinquantaine, allant du Palais des Thés à Damman ou Kusmi Tea, testés sur échantillons par la petite équipe de cinq passionnés. Et il y en a là pour tous les prix (dès 4euros environ les 100grammes, et 100grammes, ça fait beaucoup de tasses) ! Petite préférence personnelle cependant, pour un thé rapporté de Chine en 2012, que j'ai eu l'honneur de faire connaître à ces derniers et qu'on trouve désormais sur leurs étagères : le milky wulong, thé naturel aux saveurs exquises et discrètes de Werthers Original.

photo issue de madame.lefigaro.fr

Simple Simon, so british

Le dernier établissement est garant du typical tea time : le Simple Simon est LE salon de thé (restaurant aussi) à la classe inégalable d'Avignon. On y déguste les meilleurs darjeeling et earl grey, accompagnés de pâtisseries plus que copieuses et surtout délicieuses. Scones, backewell pies, puddings et autres gâteaux vous accueillent sur une grande table dès l'entrée dans ce petit cocon sombre mais "chiquissime" à un étage, où jeunes et vieilles dames en vison viennent se raconter les potins mondains. Un must pour l'hiver, une planque pour l'été, bien que les tarifs soient à la hauteur du quartier : comptez environ 7euros pour un thé, idem pour les pâtisseries. Mais le moment et la qualité des produits valent le détour, promis !


Cha Yuan,
4, rue Viala, 84000 AVIGNON
tel. : 04 72 41 04 60

Autour d'un Thé, un Voyage,
Place du Palais des Papes (dans le Petit Palais), 84000 AVIGNON
tel. :  04 90 83 15 92

Cafés au Brésil,
24, rue des Fourbisseurs, 84000 AVIGNON
tel. :  04 90 86 14 47

Simple Simon,
26, rue de la Petite Fusterie, 84000 AVIGNON
tel. :  04 90 86 62 70

jeudi 2 octobre 2014

Les 4 pâtisseries fines EXTRAS extra(ou intra)-muros !



Tout d'abord, petite rectification d'une erreur de jugement dans le dernier article. Bien que décrit comme excellent, j'ai taxé Thaï Truck de "tout sauf thaï", ce qui est faux. Puisqu'on y trouve, après "reconsultation" de la carte, beaucoup de plats typiquement thaïs... Alors pardon, chef ! La vérité étant rétablie, passons aux affaires du jour : les crèmes des crèmes en matière de pâtisserie, à Avignon, et juste à côté (liste bien évidemment non exhaustive). On trouvera là celles qu'on aime tout particulièrement, parce qu'on y expérimente le vrai plaisir de se sucrer la bouche avec délectation, voire de se bâfrer, mais avec goût ! 


A commencer par l'établissement Christophe Gillet, à deux pas de Thaï Truck, justement. L'homme de la situation, Christophe Gillet, lui-même fils de pâtissier, est un maître de la pâtisserie. Ce "créateur pâtissier" nommé second au Championnat de France du Macaron 2014 -dont un au champagne qu'il faut goûter- fait dans le succulent, le beau et le chic. Et même dans le noble, comme le prêche la chef du magasin, sa femme Chrystelle, derrière les vitrines appétissantes : pour faire de telles réalisations, il se sert exclusivement de bons produits, de l’œuf à la farine jusqu'au chocolat.



Résultat, des gâteaux d'une finesse et d'une générosité exquises, aux textures à tomber et aux goûts francs, comme ce voluptueux Métisse chocolat/crème brûlée vanille, bichonnés pour des présentations aussi belles et simples qu'une perle de rosée sur un trèfle au petit jour (malgré, toutefois, une petite réserve sur le macaron calisson...). Pour les tarifs, la qualité et la haute technicité du chef se payent le prix fort : comptez 4,20 euros par gâteau individuel, que vous oublierez très rapidement après dégustation, parce que l'investissement est trop bon !


Autre fils et petit-fils de pâtissier, Pierre Jouvaud et ses boutiques du même nom ne sont presque plus à présenter. D'abord ouverte à Carpentras, puis dans la zone commerciale avignonnaise de Cap Sud, pour finir dans la très éloignée capitale de Tokyo, l'enseigne a forgé sa réputation haut-de-gamme autour de multitudes de produits sucrés. Digne du conte d'Hansel et Gretel, la boutique de Cap Sud est achalandée de doux trésors dans tous les coins : bonbons anciens, verveine et menthe cristallisées, morceaux cassés de grooosses plaques de chocolat, biscuits, cakes, entremets, glaces... 


Et tout est bon ! Notamment les gâteaux individuels, tous aussi fins les uns que les autres, dont un fabuleux Cyrano servi dans son petit godet en papier, succession de couches de biscuit aux amandes, de ganache chocolat noir bien corsée et de chantilly, surmontée d'une subtile coque de chocolat craquante, véritable extase gustative ! Comptez environ 3,70 euros par petit gâteau.


C'est ensuite en plein centre de Sorgues qu'on trouvera une autre de ces perles gastronomiques, Au Petit Prince. Jean-Marie Blanès est un passionné de pâtisserie, et ce depuis plus de 50ans. Alors il en a vu passer des apprentis, dont le très demandé Daniel Valencia de la pâtisserie l'Arlequin aux Angles (qu'on ne fera que citer, mais qui vaut aussi le déplacement), et le chef pâtissier Jean-Yves Tholly de la Table des Sens dans le Lot, venus apprendre les savoirs et techniques de cet illustre maître pâtissier. Il a depuis laissé sa place au pâtissier, tout aussi excellent, Eric le Guezec.


Ce sont donc principalement des classiques du genre légèrement revisités (ou non, avec un Opéra aux belles couches de café et chocolat) qu'on trouve dans la boutique princière, réalisés avec une connaissance certaine des bases essentielles. A l'instar de cet excellent Bouchon : aérienne crème au beurre meringuée au praliné, enfermée dans un fin cylindre de chocolat noir, dont textures et saveurs se rapprochent fortement du fameux Succès au praliné, bien ancré dans la culture pâtissière française. Les prix tournent autour de ceux du précédent établissement : aux environs de 3,70 euros le petit gâteau.


Le dernier établissement qu'il serait franchement regrettable de ne pas connaître est installé depuis le mois de mars en centre-ville d'Avignon. Noor, petit nouveau tout discret qui dénote, car spécialisé dans la pâtisserie orientale. J'entends alors d'ici : "Je trouve ça trop sucré et trop gras, moi, les pâtisseries orientales...". Et je peux donc vous répondre : chassez vos idées préconçues, allez donc voir ce qui se fait dans cette petite boutique-salon de thé, et on verra ensuite !


Petite sœur de la boutique mère de la Seyne-sur-Mer, Noor propose autant de références du genre (makrouts, kalb el louz, cornes de gazelle) concoctées avec soin par les savants pâtissiers du Var, que des variations et créations toutes colorées aux parfums novateurs, imaginés par la jeune pâtissière derrière le comptoir d'Avignon. Les saveurs sont étonnantes, allant du kiwi à la pomme d'amour, ou de la papaye à la crème brûlée, et les pâtisseries prises avec délicatesse par la main gantée de cette dernière sont parfaites : ni trop sucrées, ni trop grasses, juste ce qu'il faut. Comptez 0,95 euros pour les petites bouchées. Et accueillons-les comme il se doit : courrez-y et parlez-en autour de vous !

Noor, 75 rue Bonneterie, 84000 Avignon
Tel. : 09 73 68 68 65
Fermé le lundi 

Au Petit Prince, 52 rue de la République, 84700 Sorgues
Tel. : 04 90 83 00 29
Fermé le lundi

Jouvaud, centre commercial Cap Sud, 84000 Avignon
Tel. : 04 90 89 85 07
Fermé le dimanche

Christophe Gillet, 62 boulevard Pasteur, 30400 Villeneuve-lès-Avignon
Tel. : 04 90 25 51 74
Fermé le mercredi


mercredi 17 septembre 2014

Thaï Truck : ni thaï, ni truck, mais bon !



Soirée de dimanche ou de milieu de semaine, fatigue de fin de journée et ventre qui grouille dès 18h30-19h, doublé d'une flemme envahissante... Certains soirs on n'a pas envie de faire à manger, mais alors vraiment pas du tout, au point de souffler à l'idée de mettre de l'eau à chauffer pour des pâtes. C'est un fait. Bien heureusement, dans notre bonne société de consommation, les pizzérias, sushis-shop, et traiteurs divers nous sauvent la mise, en bons chevaliers des temps modernes ! Encore faut-il trouver les bons pour éviter qu'une mauvaise déception, une petite aigreur de remords, résulte de ce moment finalement intensément bon de flemmingite aigüe en canapé.


Pour décomplexer avec plaisir, une adresse : Thaï Truck. Très loin du truck (camion) qu'on s'attendrait à trouver sur un parking, ce petit restaurant des Angles au style moderne/lounge de bon goût, malheureusement un peu cassé par un service visiblement dépassé et de gros écrans extérieurs omniprésents -dont un énorme diffusant des défilés de mode ambiancés par Justin Bieber-, propose une restauration autant sur place qu'à emporter, ou à se faire livrer. On optera, du coup, pour ces deux dernières formules pour profiter pleinement de son canapé et des atouts de l'enseigne !


Thaï Truck n'a de thaï sûrement que le nom et les nems, mais les sensibilités du chef français Benjamin Brussiaud penchent avec certitude du côté du continent asiatique. Et ils les faits passer avec brio dans des plats très bien réalisés, "asian food" aux goûts et textures bien maniés. La carte : petites nourritures à partager variées, dont des tempuras de crevettes au craquant SUPER craquant et des samossas excellents aux arômes de gingembre, citronnelle, citron vert à la farce de légumes frais/viande bien relevés et très correctement cuits, bo bun soigné et délicieux, crevettes ramen aux légumes de saison parsemées de sésame et très bien assaisonnées, burger à la sauce thaï...

Le tout bien présenté dans de belles boîtes classieuses pratiques et solides pour manger presque n'importe où, et apporté par un fort souriant et sympathique livreur. Les desserts, hormis peut-être l'éternelle panna-cotta aux fruits rouges rarement ratée, ne valent pas qu'on s'y intéresse de près, entre salade de fruits frais en seau ou en tout cas clairement pas fraîche, et nems au chocolat blanc/framboise ou au nutella écœurants à souhait. Ce sur quoi on ne s'arrêtera sûrement pas, tant le côté salé enchante ! Les prix un poil élevés, comptez 20 euros par personne pour une entrée/un plat, justifient, quelque part, qualité et fraîcheur des produits, mais aussi le luxe de se faire livrer, enfin!, de la bonne bouffe asiatique qui fait extrêmement plaisir aux soirs de flemme !

Thaï Truck, 5, avenue de Verdun, 30133 Les Angles
Tel. : 04 90 20 22 02
Site internet : http://thai-trucks.com/




Cet article vous a plu ? Partagez-le donc !



jeudi 4 septembre 2014

Petit Comptoir/Agape/Carré d'Herbe : bien manger pour bien rentrer !

    Fin des vacances et  son spleen caractérisé. On rentre le cœur lourd de mémorables souvenirs, en traînant les pieds et en rechignant à l'idée de recommencer ce qu'on aime -ou pas- faire, tout en se projetant sur les prochaines vacances, voire la potentiellement future vie rêvée, et leurs futurs mémorables souvenirs... Mais en y réfléchissant un peu, la rentrée dans sa bonne petite ville a aussi ses lots de bonnes surprises et de souvenirs impérissables à venir. Alors, la Tambouille vous a déniché quelques bonnes surprises gastronomiques à Avignon, pour vivre sa rentrée gustative avec joie, ici ou là-bas !


    Là-bas, du côté de l'Isle-sur-la-Sorgue par exemple, paisible et ressourçant royaume des antiquaires, paradis des chineurs, où des alligators et éléphants figés sur les trottoirs côtoient autant chaises et tables Louis XV que du Jaume Plensa et des babioles touristiques.


C'est au milieu de ce charmant bazar, dans une cour menant vers quelques vendeurs de trésors du temps que se planque le tout aussi charmant Carré d'Herbe, avec sa mignonne terrasse partiellement ombragée et notamment sous volière, enchantant le moment. Cuisine provençale raccord avec le cadre paisible où le temps s'arrête presque, produits locaux cuisinés aux petits soins et avec pertinence, des ris d'agneaux à la confiture d'olives, jusqu'à l'éclair au chocolat-cerises pour des menus à 18 et 32 euros. Sans compter un service souriant et fort agréable. Un lieu vraiment recommandable pour s'évader avec plaisir quelques heures !


    Pour revenir en terrain routinier et se remettre dans le bain de foule local de bon pied bon estomac, une belle adresse a élu domicile en lieu et place des Corps Saints : l'Agape. De quoi se sustenter avec finesse dans ce coin envahi de restaurants de toutes spécialités : pizzéria plus qu'approximative (bien qu'incompréhensiblement courue), restos du midi sympatoches et pas chers, boui-boui frauduleux, Milk-Shop, Balthazar...



L'Agape relève là le niveau d'un cran en proposant une très belle cuisine qu'on se plairait à qualifier de semi-gastronomique plutôt que de bistrot chic, proposant notamment les fameux œufs cuits à basse température, entrée désormais phare de la nouvelle gastronomie française.



Menu du midi à 22 euros, 31 et 43 euros pour les autres, jolies assiettes plutôt très bien garnies, cuissons parfaites et associations pertinentes comme le promettent les patrons : une cuisine moderne et créative. Le tout surmontée d'un service à la hauteur. Petit bémol sur les prix des boissons qui relèvent largement la note ainsi que sur un dessert -qu'on sait si cher au besoin de douceur de certains palais pour clore un repas- : billes de tapioca noyées dans une sorte de crème au fromage blanc ponctuées de pralines roses et noisettes caramélisées, le tout franchement peu intéressant, et manquant de sucre... Une légère déception sur laquelle on ne restera cependant pas, parce que la qualité de tout le reste vaut largement le détour !










    Dernière petite perle à découvrir dans l'enceinte des remparts. Et pas des moindres. De celles qui deviennent des lieux d'habitués où l'on se presse pour passer une soirée sympathique autour de bonnes bouffes : le Petit Comptoir, remplaçant l'ancien AOC, lieu de rencontres bobos déjà bien connu des autochtones.


Et alors là, en tout point de vue, on ne peut qu'être heureux du changement, de la cuisine au tarif, en passant par la propreté des lieux ! Une super équipe de super pros de la restauration a repris l'affaire pour en faire son restaurant selon ses idées, ses logiques de professionnels aguerris, et sa volonté de faire du bon et rien que du bon, en œuvrant avec la passion de leurs métiers. 


Autant dire qu'une petite bombe est née : prix plus que corrects atteignant pour le plat le plus cher 14,90 euros, carte posée sur ardoise laissant toute sa liberté au chef de cuisine associé, et diversité des mets fort intelligente. Ici on vient manger entre potes à l'heure de l'apéro pour boire de bons vins autour de quelques amandes/moules farcies ou d'une planche de charcut' fromages, mais pas seulement. 


On peut aussi déjeuner rapidement et efficacement le midi avec une formule du jour à 13 euros, ou même se retrouver en famille autour d'un très bon repas, avec notamment un demi coquelet laqué incomparable, et des burgers "gourmets" entièrement faits maison et excellemment bien travaillés, aux recettes changeant quotidiennement. Les petits desserts  présentés dans de petits verres Duralex et au prix de 2,50 euros sont les moins choyés mais fonctionnent pourtant très bien, d'une simplicité déconcertante. Bref, il faut y aller, parce que c'est LA belle surprise de la rentrée ! 

Le Carré d'Herbe, 13, avenue des Quatre Otages, 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue
Tel. : 04 90 38 23 97

L'Agape, 22, place des Corps Saints, 84000 Avignon
Tel. : 04 90 85 04 06

Le Petit Comptoir, 5, rue Trémoulet, 84000 Avignon
Tel. : 04 90 88 35 10

Vous aimez cet article, et les autres ? Partagez, parlez-en, faites suivre, que tout le monde puisse en profiter !


mardi 27 mai 2014

Avignonnais, mettez-vous au Goût du Jour !

Voilà, on y est ! Températures à jupes et shorts, lunettes noires, ciel bleu quoique partiellement nuageux, soleil qui tape. Alors on court manger en terrasse, au soleil.


Mais parfois les plaisirs de la culture (au sens philosophique du terme) s'enferment. Et ce serait bien dommage de se priver des créations des grands chefs ou des petits artistes, de ceux qui éveillent nos sens autrement et nous donnent à réfléchir et à redéfinir des notions bien trop profondément ancrées, pour un bête et inébranlable soleil... Sinon, on y va le soir, et c'est réglé ! Bref, on entre dans un restaurant, donc sans terrasse, pour se délecter des belles trouvailles d'un chef inconnu dans les parages, qui a posé ses valises in Avignoun pour créer son Goût du Jour.


Richard Corre vient de Bretagne, puis de l'étranger où il a fait ses armes, et arrive comme une vague de fraîcheur sur un centre-ville patrimonial empreint d'une cuisine de chef qui s'épuise sur des acquis, hors de prix qui plus est. Ce chef-là est un créateur, un vrai. Il déstructure et s'amuse des produits, des goûts et des textures pour imaginer des alliages aux arômes francs. Aimant particulièrement travailler les légumes - selon la serveuse franchement sympa et agréable - , il enchante les bons produits qu'il choisit incontestablement avec goût, et fait réellement plaisir à sa clientèle, avec des menus à 29 et 38 euros, sans négliger la formule plat/dessert du midi à 18 euros. Ici, tout le monde est soigneusement servi et régalé, et c'est carrément beau.




Exemple de ce jeudi 26 mai : filet de lieu "saucé" au yuzu, purée de haricots verts, carottes et tomates. Une assiette aux couleurs vives, propre et belle, aux vraies bonnes odeurs printanières, jusqu'alors très rarement humées dans un plat. La purée est géniale, bon goût et bonne texture, la sauce légèrement fouettée au yuzu agrémente parfaitement bien le poisson cuit avec justesse, idem pour les cuissons des légumes assaisonnés d'une sauce aux petits pois étonnante. Pour suivre, le dessert est aussi abouti que le plat : ananas sublimement confit, sablé breton et crème glacée onctueuse à la sarriette, qui coule, qui coule, pour une alchimie qui fonctionne très bien, petite douceur sucrée de faim de repas idéale. Une table qui tape dans le mille de l'étonnement, qu'il faut connaître et faire connaître !


Le Goût du Jour, 20, rue Saint Etienne, 84000 AVIGNON
Tél. :  04-32-76-32-16
Ouvert du jeudi au lundi, de 12h à 14h le midi, de 19h à 22h le soir (réservations recommandées le soir ! ) 

mardi 13 mai 2014

Instant iodé à la Cabane d'Oléron, à Avignon


Manger du poisson à Avignon ? Pas si évident. Bien sûr on trouve dans tout restaurant surfant sur la vague des poissons les plus génocidés de notre belle époque les inébranlables cabillauds, saumons ou thons , mais rares s'aventurent dans la spécialité, bien trop éloignés de la belle bleue. Alors, planquée sous la rampe d'accès voiture du parking des Halles, une petite Cabane d'Oléron montée en toute discrétion et sans prétention fait depuis quelques mois le taf, et propose uniquement des produits - frais - de la mer. 


La salle est plutôt petite (oui, c'est une cabane), et habillée de lambris clairs rappelant la couleur du bois flotté, de filets qu'on imagine difficilement qu'ils puissent pêcher quoi que ce soit, et d'une grande photo kitschou de la mer, histoire de rappeler aux clients qu'ils baignent dans une atmosphère côtière le temps d'un repas...


Ici officie un chef débutant autodidacte, gourmand et passionné : Xavier Ferrer a su trouver sa voie en cuisine, et propose de beaux et bons petits plats, de l'entrée au dessert. Ce sont entre autres des encornets fondants et bien assaisonnés, des rougets à la sauce aux agrumes, et des saint-jacques accompagnées d'une sauce forestière dont on aurait le droit de se méfier (les accords terre-mer sont ardus), mais finalement excellentes. 


Des cuissons, goûts et saveurs respectés, une carte des poissons qui change chaque semaine, des menus fruits de mer, et des desserts aussi chouchoutés que le reste - dont une bonne crème catalane caramélisée -. Le tout servi avec le sourire et aux petits oignons pour des tarifs franchement intéressants : 12 euros le plat, 5 euros le dessert. Alors après vos harassantes courses aux halles, ou après le petit canon de blanc traditionnel, un conseil : posez-vous y et dégustez, ça vaut le coup de fourchette !

La Cabane d'Oléron, 1 rue de l'Olivier, 84000 AVIGNON
Ouvert de 11h à 15h du mardi au dimanche

Tél. : 06 98 29 10 88
Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/La-cabane-dol%C3%A9ron/640011389369467?fref=ts

samedi 19 avril 2014

Pâques et ses poules : Aline Géhant VS Angéla de Beaupréau



Angéla de Beaupréau. Cette nouvelle enseigne siège du côté des halles, dans la rue de la Bonneterie plus précisément. Tout de rose bonbon sur gris taupe (ou dans le genre), les mots "artisan chocolatier" en lettres capitales accolées au noble patronyme de même teinte, et les créations chocolatées ont pignon sur rue et accrochent l’œil. Passée la porte, puissante odeur de chocolat, et foultitude de cacaotées gourmandises. C'est "mignon et gourmand", comme le dirait certainement Cyril Lignac.



Explications des provenances de cacao accrochées au mur, tablettes plutôt inventives et bonnes, dont une constituée de petites boules en guise de carreaux, forme d'une pertinence incontestable pour la bonne dégustation de cet excellent et fondant chocolat d'origine Madagascar, pour n'en citer qu'un, bonbons et moulages. Et alors, le rêve presque promis, tombe. Bonbons et moulages maladroits, qui bavent, et manquent cruellement de matière à certains endroits, chocolats mal conditionnés et blanchis par les coups, rebords sales, ganache un peu sèche et finalement peu gourmande... On lève la tête pour apercevoir l'atelier dans lequel tout se trame, derrière une grande baie vitrée, forcément toute transparente, qui laisse percevoir presque avec gêne l'univers professionnel de la chocolatière : un bazar de moules, culs de poule (saladiers), outils divers maculés de chocolat, et entreposés visiblement où ils peuvent.



Angéla de Beaupréau présente sur son site internet "un travail de qualité artisanal authentique et original, plus qu'un métier, une passion.". En somme, madame agit avec passion, moins le métier, visiblement secondaire. Mais les savoirs et techniques sont essentielles pour manier la matière, et présenter de belles pièces, dont celle servant à leurs confections, aux clients. Comme le disait Brassens, " sans technique un don n'est rien qu'une sale manie".



Côté techniques et savoirs faire, Aline Géhant en déborde. Prix du Jeune Talent du Salon du Chocolat 2011, elle s'est formée avec ardeur (on en parlait ici)pour manier le plus respectueusement possible cette matière qu'elle sait précieuse. Gros eufs en chocolat garnis, petits oeufs pralinés (ne pas rater ceux au sucre pétillant, addictifs...), poussins, fritures de Pâques, plaquettes : tout est luisant et impeccable, aux saveurs franches et ganaches fondantes et généreuses, loin de l'à-peu-près susnommé. En conclusion, Angéla de Beaupréau pour les fameuses tablettes fichtrement ingénieuses, et Aline Géhant pour... tout le reste ! 

Angéla de Beaupréau, 35 bis rue de la Bonneterie, 84000 AVIGNON
Tel. :  04 90 82 01 95
Site internet :  http://www.angeladebeaupreau.fr

Alice Géhant, 15 rue des 3 Faucons, 84000 AVIGNON
Tel. : 04 90 02 27 21
Site internet :  http://agchocolatier.e-monsite.com/

Vous aimez cet article ? Partagez sans modération, pour que la Tambouille vive !